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Publié par DASES-SUPAP-FSU

Billet d’humeur spécial été : Nos conseils pour lutter contre le surpoids social !

Tiens, mais que fait ce gros raton-laveur hirsute dans votre salle de bain ce matin ? Oups, au temps pour moi, c’est votre reflet dans le miroir ! Cela fait des semaines que, telle une tortue sous anxiolytiques, vous vous traînez lamentablement au boulot ? Vous avez le dynamisme d’une limace en phase terminale et les usagers vous rendent chèvre ? Quand vous parlez au téléphone, les gens pensent qu’ils sont en ligne avec Jean Lassalle ? Pas de doute, c’est grave : vous êtes en surpoids social. (Ouais bon ok, mais vous appréciez moyennement que je vous compare à tous ces animaux, c’est lourd à la fin. Ah bah, vous voyez, c’est ce que je disais, vous être de mauvais poil !). Bref, revenons à nos moutons, le surpoids social, c’est très mal. Voici quelques trucs et astuces pour tenter d’en sortir.

 

Pour commencer, vous n’êtes pas seul ! Selon mes statistiques très précises totalement inventées pour les besoins de ce billet, 873% des professionnels du social ont été confrontés, au moins une fois dans leur carrière, au problème de la surcharge de travail qui fait mal. Oui oui, si je veux, j’ai le droit de mythoner pour servir mon propos. Je vous explique : comme j’ai pas mal d’ambition, je m’inspire souvent des techniques de pointe de mes supérieurs hiérarchiques. Et ce qui cartonne en ce moment dans les hautes sphères de la polyvalence parisienne, c’est de défendre ses intérêts à coups de statistiques fantaisistes ultra chiadées et de bons gros mythos à l’ancienne. Pour des exemples concrets, vous référer aux comptes rendus de vos dernières réunions de service. Spéciale dédicace aux chefs que vous reconnaitrez (ou qui se reconnaîtront).

 

En tout cas, si vous êtes en surpoids social c’est sans doute moins un problème individuel que tout un système qui débloque. Ce n’est pas votre organisation personnelle de travail qui laisse à désirer (sauf si vous êtes mon collègue de bureau, mais bon là je ne veux pas cafter), ce sont vos conditions de travail qui ne sont pas désirables. Il n’y a donc aucune honte à avoir si vous êtes touché par ce phénomène très répandu. En fait, c’est un peu comme choper des punaises de lit ou écouter Justin Bieber de temps en temps, ça peut arriver à tout le monde, même à des gens bien.

 

Pour vous aider, apprenez à distinguer la surcharge de travail de la surcharge pondérale, ça ne marche pas du tout pareil ! Sachez que les régimes « svelte avant l’été » ne sont pas transposables à la pile de dossier qui grossit à vue d’œil sur votre bureau. Et puis avec votre poids, la triche consiste à perdre 500 grammes sur la balance en vous pesant le matin à jeun et tout nu. C’est complètement différent avec votre poids social. Déjà, vous devez impérativement rester habillé sur votre lieu de travail. Et en plus, on risque plutôt de vous soupçonner de tricher à la hausse. En clair, pour certains chefs, vous en rajoutez exprès sur la balance du poids social, pour feindre le surpoids. Tout ça pour réclamer des recrutements sur les postes vacants / esquiver le volontariat sur les permanences canicules / ne pas participer à des actions collectives / vous la couler douce aux frais du CASVP alors que dans les autres services ils bossent vraiment, eux (rayez la mention inutile).

 

Alors en cette période estivale, réjouissez-vous si vous avez la chance de travailler dans des locaux de type fournaise de l’enfer sans store ni climatisation. Vous vous dites que vous êtes cuit, ramolli, décrépit ? Mais au contraire, vous êtes verni, c’est une opportunité en or ! Profitez-en pour donner raison à ce supérieur hiérarchique, qui est sûr et certain que vous ne fichez pas grand-chose de vos journées, à part vous lamenter sans fin sur vos conditions de travail ou fomenter des plans machiavéliques pour le faire craquer. Cessez immédiatement d’essayer de taper vos 32 rapports en souffrance alors que vos mains moites dérapent sur le clavier. C’est le moment idéal pour une petite sieste réparatrice, alors calez-vous confortablement à votre bureau, actionnez le ventilo, et relisez n’importe quel document soporifique de votre choix. Ces derniers sont généralement très abondamment fournis par votre direction: procédures de saisie informatique des données sur les usagers, règlements divers et variés, les actus de la CNAV... En cas de fortes chaleurs, somnoler devant un document professionnel est un truc facile et accessible pour lutter contre le surpoids social qui vous accable et tenter de rester léger face à des chefs un peu lourdingues.

 

Signé : LADY PolyGAGA

 

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