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Publié par DSOL-SUPAP-FSU

“Hello papi mais qué pasa ?” 
Information préoccupante 

L'ASE (DSOL) a invité les MDS (CASVP) à des réunions pour l'informer que les IP (informations préoccupantes), c'était eux les experts. Ah. 

Ils avaient tout décidé depuis 1 an mais - par principe - ils ont fait perdre du temps à tout le monde dans des groupes de travail permettant de placer des dates de réunion ainsi que les mots "consultation", "co-construction" et "avec les équipes" sur leurs PowerPoint.  

Au programme : le 27ème projet/réforme de l'année pour les MDS. Youhou.  

Les annonces : 65 postes vont être créés à l'ASE (exactement le même nombre annoncé avant toutes les réunions où les agents ont “co-construit” le projet).  

  • 47 Postes de travailleurs sociaux/psychologues (4 à 6 par secteur ASE) qui participeront aux évaluations des IP aux côté des EPS/SSS/PMI et autres. Ces collègues ne seront pas spécialisés dans le traitement des IP mais viendront renforcer les secteurs ASE où la mission d’évaluation viendra s’ajouter aux missions des référents ASE. 

  • 9 postes de Secrétaires Administratifs (1 gestionnaire par secteur ASE), qui comme les TS ne seront pas spécialisés mais renforceront les effectifs de l’ASE pour l’exercice de la nouvelle mission IP. 

  • 9 postes de CSE (1 par secteur ASE). Chaque secteur ASE comptera donc un CSE dédié aux IP, chargé de coordonner les IP, en lien avec la CRIP et les services évaluateurs. L’ASE devient donc le service pilote unique pour les IP. 

Et bien sûr comme on ne peut pas parler de l’ASE, des IP et de problèmes sans parler de la CRIP, révolution qui va tout résoudre et changer (attention vous êtes pas prêts pour l’info de ouf): 

  • 1 poste d’adjoint créée à la CRIP (elle est là la véritable information préoccupante : juste 1 !).  

A noter qu'encore une fois, ces nouvelles créations de postes ne s’accompagnent d’aucun renfort des services supports et notamment des services RH (SLRH/UGD). Au SUPAP FSU, on se réjouit des créations de postes obtenues à la DSOL ces dernières années au sein des EHPAD, PSA, MDS et à l’ASE. Mais on s’inquiète parce que la DSOL va finir par devoir demander aux agents de faire leurs paies eux-mêmes ! 

Oh Djadja! 

Au SUPAP FSU on trouve que ASE + IP = enfin ! Ca fait sens de voir l’ASE prendre part aux évaluations. Oui mais “Djadja”, en protection de l’enfance y’a pas de moyens Djadja ! Et dans l’attente de vrais moyens, les projets mis en œuvre sur le terrain et en central ne traduisent que la volonté de faire au mieux avec ce qu’on a : ils sont donc encore assez éloignés de l’idéal “intérêt de l’enfant”. 

Si la vacance de poste (TS) à l’ASE est aujourd’hui faible (bien moindre qu’en MDS), notamment depuis la mise en place de la prime protection de l’enfance, les secteurs restent sous haute tension faute de moyens suffisants. Ils ne sont pas en capacité d’assurer des missions supplémentaires et auront toujours des trucs plus urgents à traiter que les IP ! La forte exposition aux urgences sur les secteurs ASE va rendre les professionnels plus difficilement mobilisables pour l’évaluation, quelle que soit l’envie/projet qu’ils aient de le faire.  

Les postes créées à l’ASE devraient donc finir par permettre de remplir des missions actuellement en souffrance mais sans doute pas à mettre en œuvre pleinement les nouvelles missions d’évaluation IP. Rappelez-vous : des postes avaient été créés à l'ASE pour la mise en place de la référence de parcours des AED... mission supplémentaire qui n'a jamais pu être exercée : les postes créés n'ayant même pas suffit à remettre l'ASE à flots. On attend donc de voir pour les IP, mais on peut supposer que les évaluations resteront à terme majoritairement portées par les TS des SSP. 

=> Les postes créées sont insuffisants (et on est même pas surs de réussir à les recruter !) : Ils vont permettre de soulager “un peu” les secteurs ASE et “un peu” les TS (mais surtout les équipes d’encadrement) des SSP. La principale “révolution” du projet reposant à ce stade sur la reprise par l’ASE de la mission de pilotage des IP. 

 

=> Côté encadrement, la reprise du pilotage des IP par un cadre de l'ASE va probablement soulager “un peu” les CSE des SSP (jusqu’à nouveau projet/mission), mais pose question sur la segmentation des tâches au sein des équipes d'encadrement de l'ASE. A la question de savoir qui reprendra les missions du CSE spécialisé "IP" en cas d'absence, l'administration répond "Les autres CSE de l'ASE" => Aïe ! La mission IP vient donc s’ajouter, sans réelle compensation, aux missions des CSE de l’ASE : inenvisageable en l’état (et le SUPAP FSU répond donc “y’a pas moyen Djadja”) ! 

“P***** mais tu déconnes ! C’est pas comme ça qu’on fait les choses !” : 

Le projet annoncé laisse deux services en sursis : 

Le “Pôle IP” de l’EPS 19. 

L’administration a annoncé qu’il n’y avait pas de raison de conserver la spécificité du pôle IP/PCH du 19ème en l’état. Que deviendra donc cette équipe : sera-t-elle conservée et quelles seront ses missions ? Le traitement des IP/PCH dans le 19ème semble devoir être réorganisé à courts termes. Le SUPAP FSU est d’ores et déjà prêt à se mobiliser sur ce sujet (on a calé calé l’affaire, laissez, laissez-nous faire !).  

Les PSA. 

La SDILE – la sous direction où les agents des services sociaux ont pas les infos et pas les ressources centralisées à la SDT et au BSS – semble suspendue à une décision de la SDT/SDPPE concernant son avenir et sa place dans l’évaluation des IP ! 

Depuis la déspécialisation des PSA qui devait conduire à ce que toutes les PSA participent aux évaluations IP, la PSA Gauthey resteet semblait devoir rester – la seule à évaluer. Oui mais, rappelée à son devoir de donner aux PSA les mêmes ressources (accès aux informations et formations) que les MDS notamment pour les évaluations IP, la Direction a répondu que les PSA faisaient peu d’IP et qu’on pourrait réfléchir à leur statut de service évaluateur...  

Pour le SUPAP FSU : Si tous les TS des PSA n’ont pas vocation à participer aux évaluations IP, il ne saurait être question de remettre en cause la pertinence de leur place et rôle d’évaluateur.  

Nous défendons un traitement équitable des situations au bénéfice des familles. Cette équité repose notamment sur un accès égal aux ressources des services évaluateurs ET sur une prise en compte adaptée de chaque situation. La spécificité et les connaissances des TS de PSA des publics à la rue doit permettre aux familles concernées de bénéficier d’une évaluation qui tienne compte de leur instabilité résidentielle dans une juste mesure. L’expertise des PSA doit donc favoriser l’équité en limitant les biais éventuels de traitement. Pour le SUPAP FSU : l’intérêt des familles est de conserver des missions d’évaluation IP au sein de PSA ayant les mêmes ressources que les MDS sur cette mission ! 

Le SUPAP FSU demande donc qu’une réelle réflexion soit menée sur la place des PSA dans l’évaluation des IP et que cette réflexion tienne compte de l’intérêt des enfants/familles et non seulement de basses considérations administrativo-organisationnelles (manque de moyens au BSS pour infuser l’ensemble des services sociaux de la DSOL, contrairement à ce que leur nom indique). 

 

Le SUPAP FSU reste mobilisé sur le projet IP et continuera à exiger des moyens et méthodes respectueuses de la mission de protection de l’enfance, de ses bénéficiaires et des professionnels/services qui l’exercent ! 

Viens te former au SUPAP FSU ! 

Expert de longue date des administrations parisiennes, nous sommes fiers de vous annoncer que le SUPAP FSU est désormais officiellement titulaire d’un Doctorat en Bullshit après la présentation des  Thèses : 

 - “Comment refaire 100 fois la même erreur en commençant un nouveau projet sans avoir évalué les 10.000 précédents”  

- “Le syndrome du sauveur : Tuer les services en y imposant ses idées géniales sans s’intéresser au pourquoi et au avant, puis partir faire pareil sur un autre service quand ça sent le roussi”. 

Nous remercions de tout cœur l’Administration parisienne sans laquelle nous n’aurions pas pu en arriver là ! Et nous invitons l’ensemble des agents qui veulent “monter en compétences” à nous rejoindre pour continuer à réfléchir et apprendre à trouver le sens dans tout ça ! 

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